CASQUE DES GARDES DU CORPS DU ROI DE LA MAISON MILITAIRE DU ROI, MODÈLE 1820-1830, SECONDE RESTAURATION

Bombe droite, composée de deux coquilles ajustées et soudées à l’étain en cuivre plaqué d’argent bruni au vingtième, percée de trous d’aération, base de la bombe saillante pour former une gouttière (H de la bombe environ 9,5 cm). Plaque frontale (H environ 19 cm, largeur environ 26 cm) en laiton surdorée estampé et surdoré (mat et bruni), fixée à la bombe par six vis, elle est estampée d’un soleil rayonnant, du dessin dit « d’architecture », sortant d’un nuage où est placé un ruban frappé de la devise « NEC PLURIBUS IMPAR » (Supérieur à tous – devise de Louis XIV-), au centre est agrafé un motif en laiton estampé du visage du soleil (H 4,3 cm, largeur 4,3 cm). Turban en fort cuir recouvert d’une peau de veau marin teint en noir (H 7,5 cm). Visière (6,5 cm) et couvre-nuque (environ 5 cm) en tôle recouvert de veau marin et cerclé d’un jonc en laiton doré plié à cheval sur la bordure extérieure. Jugulaires en laiton doré composée d’une mentonnière en cuir (largeur 3,9 cm) souple gainé de velours de soie noire, recouverte de deux chaînettes composées d’anneaux entrelacés (diamètre des anneaux 2 cm) ; d’une rosace ovale estampée d’une tête de lion (H 5 cm, largeur 4,7 cm). Porte-plumet de section carrée en laiton doré (H4,9 cm). Cimier en cuivre plaqué d’argent (H 11,5 cm) . Le masque (largeur 4,5 cm) et les deux ailerons sont estampés en relief d’une rangée de plumes avec à la base une suite de fleurs de lys (les parties hautes des fleurs de lys sont désestampées, comme c’est très le cas sur la majorité des casques authentiques, modification faite en 1830 lors du départ du Roi Charles X du trône). Le masque et chaque aileron sont marqués par trois poinçons : celui de l’orfèvre « F * F », « DOUBLÉ » pour la garantie du travail de plaque d’argent, et le poinçon de charge « 20° ». Crinière en crins noirs montés en chenille sur une âme de métal. Coiffe intérieure du premier type composée d’un bandeau de cuir noir avec partie supérieure en toile beige.

France.

Seconde Restauration (1820-1830).

Très bon état, la bombe et les parties métalliques sont sans défaut, la peau en veau est usée par endroits, coiffe intérieure usée.

PROVENANCE

Ancienne collection André THÉLOT.

Crédits Photos : Bertrand Malvaux.

Collection privée.

Bertrand Malvaux
Expert CNES
Armes, armures, uniformes
Décorations civiles et militaires

 

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