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]]>TWN Triumph “Hérisson” (D)
Siegfried Bettmann fonda la Triumph Bicycle Factory in 1886 in Coventry et fit de même en 1896 dans sa Nürenberg natale. Les deux usines se transformèrent rapidement en manufactures de motocyclettes ; produisant à peu près les mêmes modèles jusqu’à la fin des années ’20. Les modèles commencèrent à se distinguer entre les usines anglaise et allemande, cette dernière fut renommée « TWN Triumph » et se concentra surtout sur des modèles deux-temps, contrairement à sa sœur aînée en Angleterre.
La compagnie allemande survécut jusqu’en 1956 quand Max Gründig en fit l’acquisition, l’absorba dans la marque concurrente Adler ; puis mit fin à la production de motos pour se concentrer sur les radios et tourne-disques.
La BD 250 de 1939 était une des 2-temps les plus avancées et les plus rapides de son temps, avec fourche à parallélogramme en tôle emboutie, double piston à bielles séparées, cylindre en U et distributeur rotatif.
Elle fut livrée à plus de 12.000 exemplaires à l’armée allemande entre 1939 et 1943.
Son surnom de « Hérisson » lui vient des ailes de refroidissement très caractéristiques sur la tête de cylindre, mais l’origine de ce surnom n’est pas clair.
Photo © interfoto / Alamy
TWN Triumph BD250, 250cc, c. 1939
Photo©Gabriel X
Cylindre moteur aux ailettes caractéristiques
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]]>Sunbeam GP 500 “Crocodile” (GB)
Construite à 5 exemplaires en 1925 à Redditch (GB) pour s’illustrer sur les circuits, elle dispose d’un moteur de 500cc à arbre à cames en tête aux cliquetis caractéristiques. Ses concepteurs lui donnèrent le sobriquet de “crocodile” en référence au tétrapode de James Matthew Barrie qui avait avalé un réveil dans les aventures de “Peter Pan”.
Photo ©thevintagent.com – Hockenheim Museum Archive
Sunbeam GP 500cc OHC « Crocodile », 1925
(Hockenheim Museum Archive)
La Sunbeam Crocodile ne fut utilisée qu’un an et gagna sur circuit principalement en Italie, comme ici en 1925, pilotée par le champion Piero Ghersi, en présence de l’agent italien de la marque. « La machine qui permit au vaillant génois d’obtenir sa belle victoire ».
Photo © Bibliothèque Nationale de France
Rupert Karmer sur une Crocodile, au Grand Prix de Montlhéry, 1925
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]]>Le naturalisme qui se développe après 1740 dans les productions de faïence et porcelaine au XVIIIème siècle se remarque principalement dans la précision des peintures et dans les trompe-l’œil.
Pour la peinture, la maîtrise du petit feu avec, en particulier, le pourpre de Cassius, conduit à une éclosion de modes et d’écoles de peinture. En effet, les manufactures ont essayé de se particulariser (davantage que précédemment) pour se démarquer les unes des autres.
L’utilisation de gravures en tant que modèles et l’emploi de poncifs ont favorisé une excellence dans l’exactitude du motif représenté, sa beauté et le soin apporté aux décors.
La manufacture de Meissen a ouvert la voie aux trompe-l’œil et aux statuettes dès les années 1730 – 1735 avec ses productions de grands animaux en porcelaine blanche, sous la direction de Johann Joachim Kaendler. Ceux-ci étaient destinés à agrémenter et décorer de grands espaces, comme les jardins d’Auguste le Fort pour le Palais japonais de Dresde. La manufacture saxonne développe par ailleurs au même moment des statuettes animalières, qui décoraient et animaient la table ou étaient disposées sur des meubles dans les salles à manger, avec une prédilection pour les perroquets et les carlins (mobs). Vincennes, avant 1756, et Vienne, entre 1744 et 1749, s’inspirent des productions de petites statuettes de Meissen.
C’est dans cette optique que les manufactures de faïences vont développer un florilège de trompe-l’œil végétaux (fleurs, fruits et légumes) et animaliers après 1745.
Les manufactures de faïence se concurrencent, cependant celle de Paul Hannong à Strasbourg surpasse les autres par la variété des pièces produites et le réalisme naturaliste de ses faïences.
Il serait intéressant de comparer les modèles de hures de sangliers de Strasbourg, Niderviller, Lunéville, Sceaux, Hoechst, Crailsheim, Schretzheim, Bruxelles et autres pour se rendre compte à quel point tous ces centres déployaient des trésors d’imagination pour se distinguer les uns des autres auprès de la clientèle. Nous avons pu, en revanche, constater que certains trompe-l’œil sont tellement proches de ceux de Strasbourg qu’il est très difficile de les différencier.
Par rapport aux porcelaines de Meissen, les centres faïenciers augmentent les dimensions de leurs sujets : dindons, coqs de bruyère, oies, hures de sangliers, faisans, etc, sont alors réalisés en deux parties (bas et couvercle). En effet, il aurait été très difficile de les fabriquer en un seul morceau : leur cuisson aurait été trop compliquée. Vu leur fragilité et leur maniabilité délicate, ces pièces n’étaient pas destinées à recevoir des aliments. Ce n’est pas le cas de tous les trompe l’œil : le musée des arts décoratifs de Strasbourg, possède un chou de Paul Hannong présentant, à l’intérieur du couvercle, la mention suivante : « Petit aprovisionnement de diverses sortes de bonbons de Strasbourg a les renouveller plus fraiches de lésp ce que l’on en aura trouvé passables sur le premier avis et ordre que l’on en est atte du a Paris a ce sujet (sic)». Le couvercle de ce chou est facile à enlever et à remettre.
Afin d’illustrer notre propos, nous avons la chance d’avoir eu connaissance, pour la manufacture de Paul Hannong, d’une description des ateliers strasbourgeois en 1753 :
« La fayancerie est une chose à voir, dans le premier magazin qu’on nous montrat qui est au premier étage nous y vimes un amas prodigieux de fayance fabriquée et travaillée avec le dernier gout, voicy le nom des principales pièces Des choux de toute espèce dont le coloris et feuillage imitent si fort la nature que les yeux y sont trompés.
Des jattes de pommes d’apis, des raisins, des poires, des artichaux, des asperges en botte qui souvrent par le milieu, de gros raisins qui s’ouvrent aussy, des escargots, des vases à mettre des œufs frais, des tortues, pour servir des ragouts de tête de sangliers, une pendule, une dinde, des poulets, des oyes, des cygnes, des canards, des bécasses, des perdrix, des hyrondelles de mer, un jambon. (sic)» (cf. Lettre d’un voyageur bourguignon, Bibliothèque-médiathèque de Nancy, ms. 1270 (783).
Si ce récit nous confirme l’existence de certains sujets cités, d’autres animaux mentionnés dans ce récit nous sont jusqu’ici inconnus en faïence de Strasbourg : « des poulets », « des cygnes », « des hirondelles de mer » ! Y a-t-il erreur dans la description ? n’en existe-t-il plus ?
Par ailleurs, l’inventaire après décès du 26 novembre 1755 de Catherine Barbe Acker (épouse de Paul Hannong, décédée le 17 avril 1755), mentionne des faisans de la manufacture (ABR 6 E 41/579 N°5).
Le trompe-l’œil du faisan est, à notre connaissance, une exclusivité de Paul Hannong à Strasbourg.
Celui présenté en photo est particulièrement raffiné : la peinture homogène de son plumage montre une parfaite continuité dans les plumes du haut et du bas. Il arrivait parfois, à la suite d’accident ou de rangement hâtif, que le bas d’origine ne se retrouve pas avec son couvercle. Ce n’est pas le cas de ce faisan !
L’utilisation exacte d’une telle terrine reste un peu un mystère. En effet, aucune pièce d’archives, aucun texte ne nous éclaire à ce sujet. On peut imaginer un décor de table de grandes dimensions.
Dans la période 1745 – 1754 chez Paul Hannong à Strasbourg, deux grands ensembles de trompe-l’œil nous sont connus : le service de Clemens August, destiné à son relais de chasse de la Clemenswerth, et celui de Louis-Georges, Margraf de Bade, surnommé « Louis le Chasseur », conservé au château de la Favorite à Förch près de Rastatt.
Le service de la Clemenswerth (près de Sögel, 80 km au sud de Brème) de Clemens August, livré en 1751, il était encore composé de 410 pièces au décès de Clemens August en 1761. Il possédait, entre autres, d’un couple de faisans actuellement au musée Ariana de Genève. Ils faisaient partie de la scénographie décorative de la salle à manger du pavillon de Clemens August. Le pavillon dans lequel ils étaient entreposés est connu, les dimensions de la table et les sièges qui l’entouraient sont également connus, mais la façon dont les trompe-l’œil étaient disposés reste à découvrir.
L’ensemble du château de la Favorite présente une particularité qui permet d’affirmer l’appartenance à ce service du faisan de l’illustration : à l’instar de celui-ci, toutes les terrasses des trompe-l’œil en faïence de Strasbourg sont pratiquement entièrement blanches.
Nous avons pu, grâce à des collectionneurs passionnés, effectuer des mises en scènes de trompe-l’œil animaliers strasbourgeois, uniquement éclairés à la lumière vacillante de flammes de bougies. L’effet obtenu est saisissant, de nos jours encore : les animaux semblent reprendre vie et se déplacer. Ils reprennent ainsi leur aspect d’origine. On a la sensation de se retrouver au XVIIIème siècle…
Marie-Alice et Jacques Bastian
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Ma proposition est de montrer un choix d’œuvres d’artistes contemporains dont la pratique plasticienne est essentiellement axée sur l’utilisation de la figure animale, principalement en volume (autrement dit en sculpture).
De très nombreux artistes contemporains travaillent ou ont travaillé à partir de la représentation de l’animal. La richesse de l’offre est immense et le tri que j’en ai fait est totalement subjectif. Beaucoup d’autres artistes auraient pu être citées dans cette sélection.
Le thème de l’animalité est très présent en art contemporain. L’animal permet d’exprimer des états d’âme et des réflexions sur la condition humaine de façon indirecte. L’animal comme écran, miroir, prétexte à parle de l’humain.
Ce qui, me semble-t-il n’était pas le cas dans les époques antérieures. Tout au moins, pas de façon aussi explicite. L’animal, dans les siècles passés, porteur de symboles forts, était toutefois figuré dans son animalité primaire.
Avec l’art contemporain, l’animal se dissout dans l’humain et sa condition terrestre. Déjà présent dans les arts anciens, le thérianthrope devient une source d’inspiration récurrente, tout autant qu’elle le fût dans l’Égypte ancienne, pour d’autres raisons.
L’humour, la dérision ne sont pas absents et orientent la réaction du regardeur : encore une fois ; c’est bien de l’humain dont il s’agit.
Les représentations dominantes des animaux oscillent entre deux pôles : à un extrême se trouvent les animaux méprisés, exploités, objectivés, torturés, exterminés, tandis qu’à l’autre se rencontre une célébration des relations symbiotiques et d’identification, comme si tous les vivants appartenaient à une même grande famille. L’art contemporain n’échappe pas toujours à cette architecture générale. Je propose cependant de rechercher une troisième voie dont la portée serait plus éducative que celle des deux autres.
Artiste anglais né le 7 juin 1965 à Bristol. Controversé et hyper médiatisé, Hirst crée des installations qui confrontent le spectateur aux rapports existant entre l’art, la vie, la mort.
Il vit et travaille à Londres. Il a dominé la scène de l’art britannique dans les années 1990 en tant que membre du groupe des Young British Artists. En 1995, il est lauréat du prix Turner.
Né le 2 décembre 1943 à Holyoke, dans le Massachusetts, aux États-Unis, estun photographe d’art, renommé pour ses clichés mettant en scène ses chiens, des Braques de Weimar.
Qey 2017
Épreuves aux encres pigmentaires
111,8 x 86,4 cm
Édition 7/7, 2 EA
Then and Now 2017
Épreuves aux encres pigmentaires
76,2 x 58,4 cm
Édition 4/7, 2 EA
En substituant le chien à l’homme, il apparaît davantage comme un artiste conceptuel qui s’adapte, plutôt que celui qui se revendique. On dépasse l’image du simple « compagnon fidèle », le chien revêt ici les valeurs sociales et individuelles, entre conformisme et décalage. William Wegman reprend, renverse, flirte avec les codes et les mœurs de la société, sans pour autant avoir recours à une signification stricte à chaque photographie.
Dans ses photos, il montre aussi l’humanité de l’animal, ou inversement l’animalité de l’humain.
Née en 1943 à Berck (Pas-de-Calais), est une artiste et plasticienne Française. Elle a notamment réalisé des installations incorporant diverses techniques artistiques dont la photographie ou le dessin .
Influencé par le surréalisme d’ André Breton et par le féminisme dans le contexte des années 1970, son travail s’inscrit dans le courant dit des mythologies individuelles », qui marque un regain d’intérêt pour l’autobiographie et la narration . Il explore parallèlement l’ambivalence de l’enfance, le rapport magique au monde, le fantasme et le fantastique (Pièges à chimères, 1984) tout en conservant une proximité avec l’art populaire.
Par l’utilisation de pratiques modestes proches de l’art brut, des arts premiers (l’objet talisman), de l’artisanat, voire de l’art de vivre ( les tâches quotidiennes) ou des productions de l’enfance (la pratique récurrente du jeu), Messager cherche à savoir à partir de quel moment une création appartient au domaine de l’art.
Les Pensionnaires, 1970
petite ribambelle d’oiseaux naturalisés qu’Annette Messager soigne, habille, observe et réprimande comme s’il s’agissait de ses enfants, le rôle de la mère est mis à mal de façon tout à la fois grave et cocasse.
Eux et nous, nous et eux (2000),
installation de miroirs suspendus horizontalement au-dessus de nous et servant de socle à des animaux naturalisés, dont la tête, comme greffée, est
recouverte d’un «masque» de peluche. Notre reflet se combine à la vision de ces êtres ambigus, qui tiennent tout autant de la mort que du vivant.
Né en 1965,vit et travaille à Gand Belgique Wim Delvoye confronte l’histoire de l’art, la tradition flamande et l’industrie de manière souvent extravagante. De la cage de but de football incluse dans un vitrail au faux dallage de marbre réalisé avec du jambon, des nichoirs ornés d’accessoires sadomasochistes, aux cochons tatoués, l’inventivité de l’artiste et son goût pour la dérision ne connaissent aucune limite.
Cochon Tatoué
L’artiste cherche à faire réfléchir le public sur le régime alimentaire de la société avec la surconsommation de viande et la traite des animaux qu’il occasionne. Il essaye de faire changer les mentalités de chacun et de voir son art sous un autre angle.
The kiss (Le Baiser) – 2000
Les animaux sont mis en scène de manière à gagner une certaine forme d’humanité, par exemple un cerf et une biche copulant dans la position dite « du missionnaire »
Vecteur de symboliques contradictoires, « le cochon n’est pas seulement un animal; c’est un pur produit industriel, domestiqué, génétiquement trafiqué, c’est une fausse-nature » . Ici le cochon dont la peau a été remplacée par un tapis d’orient cristallise les difficultés de notre société occidentale à vivre avec l’Islam.
Né en 1958, vit et travaille à Envers Belgique plasticien, metteur en scène et chorégraphe.
L’artiste fasciné par son aïeul l’entomologiste Jean-Henri Fabre* est surtout connu pour ses œuvres réalisées avec les ailes du scarabée, il les utilise comme matière, couleur et aussi comme symbole de la métamorphose et du passage de la vie à la mort.
Jean-Henri Fabre* : la parenté de l’artiste avec Jean Henri Fabre est sujet à polémique.
1911-2010 , sculptrice, dessinatrice, graveuse et plasticienne française, naturalisée américaine.
Elle explore des thèmes tels que l’univers domestique, la famille, le corps, notamment les organes sexuels, tout en abordant une approche qui se traduit comme une manifestation des subconscients et la réactivation de souvenirs de son enfance. Elle est proche des mouvements expressionnistes abstraits et du surréalisme, ainsi que du mouvement féministe, mais reste toute sa vie non affiliée à une mouvance particulière.
L’Araignée, pour la plasticienne française est le symbole de la mère : « parce que ma meilleure amie était ma mère, et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre, utile, raisonnable et indispensable qu’une araignée ».
1921–1986
Proche du pop art et du groupe Fluxus, ce maître à crée une figure nouvelle de l’art, où l’œuvre et la personne publique de l’artiste se confondent.
L’œuvre de Joseph Beuys, tout au long de la vie de l’artiste, s’est construite comme un labyrinthe chamanique initiatique, véritable projet politique. En lieu et place d’une carrière politique et d’un siège au parlement ou au sénat, il a construit son programme autour de conférences, d’œuvres sculpturales et de performances artistiques de toutes sortes. Celles-ci constituent une catharsis de ce qu’il faut pouvoir faire comprendre au peuple avant de changer le monde social, globalement. L’artiste a utilisé une forme de chamanisme ultra moderne. L’esprit de son œuvre s’agit bien de rétablir les liens sociaux au-delà de la seule humanité, mais globaliser le sauvetage ; il a le projet de transformer le monde, comme le souhaitaient les révolutionnaires des différentes époques historiques.
Le coyote appartient à une espèce de chien originaire d’Amérique du Nord, qui ressemble, en plus petit, à un loup. Cet animal est vénéré par les Amérindiens comme un animal sacré et joue un rôle actif dans la création du monde dans le mythe de la création des indigènes d’Amérique du Nord.
Beuys a pris l’animal dans sa performance parce qu’il avait vu en lui les forces élémentaires qui définissaient les énergies spirituelles indigènes, mais aussi leur expulsion, leur réinstallation ou leur meurtre, ainsi que leur conscience dans une vie quotidienne américaine technologisée et commercialisée. Le dialogue entre les autochtones et les anciens colons européens a été rompu.
Né en 1963, vit et travaille à Paris
Il développe depuis la fin des années 1980 une démarche aux formes multiples (sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo, photo) entre classicisme formel et haute technologie. Ses œuvres questionnent notre perception et cultivent un intérêt pour les espaces de déambulation, souvent évolutifs, dans lesquels le visiteur devient acteur, comme lors de l’exposition Veilhan Versailles (2009), la série Architectones (2012-2014) ou récemment Studio Venezia (2017), sa proposition pour le Pavillon français de la Biennale de Venise. L’œuvre de Xavier Veilhan s’invite souvent dans l’espace public, avec des sculptures dans de nombreuses villes à travers la France et à l’étranger : Paris, Stockholm, New York, Shanghai et Séoul, entre autres.
Depuis les années 1990, le bestiaire animalier occupe une place de choix dans l’œuvre de Veilhan. Pingouins ou rhinocéros sont ainsi façonnés en résine teintée dans la masse avec des coloris non naturalistes. Rhinocéros (1999), réalisé à échelle réelle, laqué en rouge Ferrari modifiant instantanément la perception du mastodonte ainsi « carrossé ». En 1995, avec Les Gardes républicains, Xavier Veilhan avait présenté un ensemble de quatre gardes à cheval : comme des soldats de plomb reportés à une taille réelle, les statues ne recherchaient pas le mimétisme mais parvenaient à introduire un rapport troublant d’autorité à l’égard du spectateur.
Né en 1971 à Constantine (Algérie), vit et travaille à Paris1.
Il a connu les « années de sang » et la jeunesse qui se désespère dans son pays d’origine, et répète : « L’art était la seule porte de sortie. [..] Je n’ai pas choisi l’art, c’est l’art qui m’a choisi ». Adel Abdessemed, qui dit s’être « construit dans la férocité », s’empare des violences et des turbulences du monde contemporain pour en faire des images puissantes qui sonnent comme des évidences, qui s’embrassent d’un coup d’œil et impriment la rétine. Adel Abdessemed est connu pour ses œuvres fortes, rompant et transformant le flux d’images et la tension du monde actuel. Puisant ses références dans la littérature et l’art aussi bien ancien que moderne, brisant les tabous, il dialogue avec les matériaux (barbelés, dynamite, résine de cannabis, marbre…) pour inventer à travers installations, sculptures et vidéos, sa propre écriture de la violence et de la poésie du monde. Des œuvres « coup de poing », jusqu’au fameux « Coup de tête » de Zidane à Materazzi, figé dans le bronze.
Dans la représentation de ces deux pigeons « voyageurs », figures familières de l’urbain, , surdimensionnées, porteurs d’explosifs, c’est la métaphore poétique de la violence ordinaire et extraordinaire qui est exprimée par l’artiste plasticien, dans le Marais à Paris
Cheval de Turin” pousse à une réflexion sur le rôle des animaux dans la guerre des hommes.
Le nom de l’œuvre, fait référence au moment où, voyant un cheval fatigué battu violemment par son maître, Friedrich Nietzsche a sombré dans la folie. Le philosophe qui disait que Napoléon était « surhumain » n’a pas supporté cette cruauté.
“Dans le Cheval de Turin, on a un coup de sabot. C’est un choc, une sorte d’hommage à tous les animaux de la guerre, les chevaux au premier rang. Les chevaux, ce sont des victimes.”
Né en 1967, vit et travaille à NY
Après des études de médecine et un diplôme obtenu à Yale University en 1991, l’artiste, qui est aussi un athlète accompli et un sportif de haut niveau, débute dans le milieu de l’art par l’entremise de la galeriste Barbara Gladstone. Son travail provoque et l’artiste connaît un succès rapide. Ses premières œuvres s’inscrivent dans la lignée du body art, il soumet son corps à des épreuves physiques d’endurance, témoignant d’une volonté de contrôle et de domination du corps de l’artiste.
Matthew Barney s’est fait connaître du public le plus large par son cycle de cinq films Cremaster où il apparaît métamorphosé sous différentes formes animales et humaines et crée un monde onirique et baroque stupéfiant. Son œuvre démesurée et monumentale interroge les problématiques de genre, les cyborgs, l’humanité mutante.
Né en 1972,
Diplômé de l’École des beaux-arts de Saint-Étienne en 1998 (diplôme national supérieur d’expression plastique). En 2005, il réalise sa première exposition personnelle.
À travers ses sculptures, dessins et installations, Ghyslain Bertholon interroge le constant rapport de domination que les êtres humains entretiennent avec l’environnement.
La série des Trochés de Ghyslain Bertholon joue formellement sur les codes du divertissement et du décoratif. Ludiques, ces œuvres sont pourtant juste assez décalées pour laisser planer un malaise. Les animaux ainsi domestiqués gardent une inaccessibilité sauvage et rendent compte d’une réalité hallucinée. Si l’ironie mordante est une des clés de lecture de ce travail, son apparence sereine et tranquille renforce notre déstabilisation. Cette esthétique du « décalage » donne à voir le réel dans ses travers et ses détournements symboliques. Dans les Trochés, l’animal en fuite dont on aperçoit plus que le derrière bute contre la clôture murale qui le ramène inexorablement à sa condition d’esclave. C’est pourtant un animal « acteur » que l’obstacle architectural fige, la mort étant ici le lieu d’une narration fantastique où la traversée de l’autre côté reste possible.
Né en 1975. Vit et travaille à Paris et Los Angeles.
Diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris en 2003, Lionel Sabatté a reçu plusieurs prix artistiques tel que le prix de Peinture de la Fondation Del Luca en 2019, le Prix des Amis de la Maison Rouge qui lui a permis de produire une œuvre, présentée au sein du patio de la fondation en 2018, le Prix Drawing Now en 2017 et a reçu le Prix Yishu 8 de Pékin en 2011. Son travail a fait l’objet de nombreuses expositions monographiques en France comme à l’étranger, intégrant plusieurs collections institutionnelles.
La sphère du vivant ainsi que les transformations de la matière dues au passage du temps se retrouvent au cœur du travail de Lionel Sabatté. L’artiste entame depuis plusieurs années un processus de récolte de matériaux qui portent en eux la trace d’un vécu : poussière, cendre, charbon, peaux mortes, souches d’arbres… Ces éléments sont combinés de manière inattendue et les œuvres ainsi créées portent en elles à la fois une délicatesse mais aussi une « inquiétante étrangeté », donnant vie à un bestiaire hybride dans lequel des créatures des profondeurs abyssales côtoient des petits oiseaux des îles oxydés, des ours, des loups, des émeus, des chouettes, mais aussi des licornes …
Née en 1964. à Gang.
Figure majeure de la sculpture contemporaine, l’artiste flamande Berlinde De Bruyckere poursuit avec ferveur depuis trente ans une pratique plastique centrée sur la représentation de l’être humain, de l’animal et du végétal dans sa plus grande crudité, à travers des moulages d’arbres monumentaux, des corps réalisés à partir de morceaux de cire, ou encore des couvertures, textiles et peaux de bêtes assemblées pour former des volumes étonnants, tous portés par une même tension entre souffrance et érotisme.
* Fille de boucher, Berlinde de Bruyckere dissèque notre animalité, notre humanité, explore les sillons secrets du passage de la vie à la mort. Sans brutalité. Son geste est toujours celui du soin.
In Flanders Fields, 2000.
L’œuvre représente 5 chevaux morts Inspirée par « In Flanders Fields » poème de guerre écrit pendant la Première Guerre mondiale par le lieutenant-colonel canadien John McCrae
No life lost 2, 2015
Les trois destriers de cavalerie, No Life Lost II, reflètent la mort au combat, une réflexion que le Belge De Bruyckere explore dans son œuvre depuis 1999.
to Zurbaran, 2015
Hommage au tableau ‘L’Agneau de Dieu’ Zurbaran (1635 – 1640)
un jeune poulain( remplaçant l’agneau) gît sur une table de poids, les pattes liées, faisant à la fois référence au sacrifice de l’agneau de la tradition chrétienne et à la crise des réfugiés syriens qui a marqué les esprits du monde entier avec les petits corps d’enfants déversés sur les rives de la Méditerranée.
Né en 19971. à Kirksville. USA
David Hevel révélé l’absurdité du consumérisme américain, de l’économie mondiale et du chaos des médias de masse, son travail juxtapose l’esthétique mi-américaine de la taxidermie et de l’arrangement floral avec les commérages, le glamour et le faste de la royauté hollywoodienne.
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]]>Tabatière en verre
Tabatière en verre peinte à l’intérieur d’une scène continue illustrant les huit chevaux de l’empereur Mu Wang paissant sous un arbre dans un paysage. Elle porte l’inscription : 辛未秋日以應實卿先生清玩 葉仲三作 – Xin wei qiu ri yi ying shi qing xian sheng qing wan Ye zhong san zuo –
« Un objet précieux pour Monsieur Shiqing, automne de l’année xin wei (1931) »
Suivie d’un sceau de l’artiste.
Famille de Ye Zhongsan, Apricot Grove Studio, Beijing, xin wei, 1931
H: 5,8 cm
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]]>Tabatière en céramique blanche
Tabatière en forme d’une petite jarre cylindrique en porcelaine blanche et bleue sous couverte, le col légèrement évasé, à décor continu représentant les huit chevaux de l’Empereur Mu Wang paissant autour d’un saule pleureur, l’un se roulant dans l’herbe. Trois frises de rinceaux stylisées, de fleurs, feuilles et boutons de lotus, puis de têtes de « ruyi » ornent le col et l’épaulement.
Marque apocryphe Qianlong à six caractères en bleu sous couverte à la base.
Chine, première partie du XIXe siècle.
Hauteur : 5,3 cm
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La représentation des huit chevaux de l’Empereur Mu Wang porte le nom de « Bā Jùn Tú » 八骏图 que l’on peut traduire par « Les huit fougueux chevaux ».
Ce thème populaire dans l’iconographie chinoise, apparait sur les tabatières à partir de la seconde moitié du XVIIIe siècle, sculpté sur des agates ou des jades, émaillé sur des flacons en porcelaine d’époque Daoguang (1821-1850), puis peint à l’intérieur de tabatières en verre ou cristal de roche à partir de la fin de XIXe siècle.
Le motif prend sa source dans le conte du Roi Mu (周王傳).
Cet ouvrage narre les voyages du célèbre empereur Zhōu Mù Wáng (周穆王), cinquième empereur de la dynastie Zhou (1046 -256 av. J.-C.), connu pour avoir généré de grands changements au sein de l’Empire du Milieu et régné près de 55 ans.
Mu rêvait d’être immortel et, très déterminé, se rendit à Kūnlún (崑崙), au « Jardin des Pêches Immortelles au Pilier de Jade » pour goûter à ces fruits pouvant lui procurer une vie éternelle. Il y rencontra la belle Xīwángmǔ (西王母) « la Reine Mère de l’Ouest » propriétaire du lieu.
Pour faire ce long voyage, un courageux aurige nommé Zào Fù (造父) mena le Roi grâce à son char tiré par huit magnifiques chevaux.
Chaque cheval, nommé d’après la couleur de sa robe, véhicule une signification et un symbolisme de bon augure et représente la valeur et les vertus incarnées par le vénéré roi Mu.
Ainsi sont-ils nommés et symbolisés :
– Hua Liu (骅骝), un cheval rouge à la crinière noire, est associé aux entreprises prospères.
– Lu Er (騄耳), un cheval jaune-vert, est lié aux rangs nobles.
– Chi Ji (赤骥), un cheval rouge, est lié à la richesse.
– Bai Xi (白羲), un cheval blanc pur, représente la longévité et l’amour.
– Qu Huang (渠黄), un cheval jaune, est l’incarnation de la sagesse.
– Yu Lun (逾轮) est un cheval de couleur lilas qui est capable de courir un millier de Li chinois.
– Dao Li (盗骊) est un cheval noir pur qui peut tirer parti de n’importe quelle situation.
– Shan Zi (山子), un cheval blanc cassé, symbolise le bonheur et l’harmonie.
Après avoir courageusement conduit l’Empereur de contrées en contrées, les destriers furent finalement libérés et autorisés à retrouver la liberté.
Dans l’iconographie, un des huit chevaux est souvent représenté sur le dos les jambes en l’air, se roulant à terre, symbolisant la libération de tout harnachement et joug.
Le conte de Mu, avec tous ses symboles de vertu et de bon augure a initié le thème des « Huit chevaux de Mu Wang ». Il devint un sujet populaire repris par les poètes et artistes chinois au cours des dynasties puis une représentation plus développée à la fin des Ming, sous les Qing notamment sur porcelaine, cristal, jade, ivoire, bronze, textile, peinture…et continue d’inspirer de grands peintres chinois des XXe et XXIe siècles.
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