Tabatière chinoise en porcelaine double du 19e siècle transformée en briquet au 20e siècle
Chine, 19e siècle
H. 7 cm
Tabatière double en porcelaine polychrome ornée d’un décor continu de fleurs stylisées et rinceaux sur un fond bleu turquoise. Ce type de flacon permettait de conserver deux types différents de tabac à priser.
La tabatière est montée en vermeil par la Maison Maquet dans la première partie du 20e siècle pour former un briquet à friction
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]]>Tabatière en verre, peinte à l’intérieur par Ma Shaoxuan
1904
H. 6 cm
Tabatière en verre peint à l’intérieur d’un décor polychrome montrant sur une face un décor de trois éventails ornés d une calligraphie, le second d’un canard sur un étang et le dernier d’un sage assis sur un rocher sous un pin. Au revers dans quatre cartouches arrondis deux calligraphies et deux illustrations : un paysage de montagnes et des lotus et insectes.
Signée sur cette face Ma Shaoxuan et datée 1904.
Ma Shaoxuan (1867-1939) était l’un des artistes les plus techniquement accomplis de l’école dite de Pékin, fondée par Zhou Leyuan et comprenant d’autres artistes de premier plan, tels que Ding Erzhong, Ye Zhongsan et Ziyizi.
Ref : Ma Shaoxuan (1867-1939) « Biography and study » par Ma Zengshan. fig. 78-79 p. 80 et fig. 93-94 p. 100
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]]>Tabatière en néphrite blanche sculptée
Chine, École de Suzhou, 18e siècle
H. 5,9 cm
Tabatière de forme arrondie en néphrite blanche sculptée dans une veine beige de deux singes, l’un assis sur un rocher, l’autre accroché à une branche de pin un pied posé sur un champignon lingzhi. Au revers un pêcheur assis sous un arbre et une inscription se traduisant ainsi « espérer pêcher la tortue dorée avec une ligne et un hameçon ».
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]]>Tabatière en laque rouge
Chine, ateliers impériaux, 1750-1820
H. avec le bouchon : 7,5 cm
Une tabatière en laque rouge dite « cinabre » sur cuivre finement sculptée en continu d’un paysage classique de rochers, pins et « wutong » avec sur chaque face une scène montrant quatre enfants se livrant à des activités de lettrés. Un décor de nuages anime l’épaulement. Frise de grecques et fleurs stylisées autour du col. Le pied en cuivre est plat. Bouchon en laque rouge d’origine
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]]>Tabatière en agate blonde sculptée de chevaux
Chine, 1780-1850
H. 6,9 cm
Tabatière en agate blonde sculptée en relief, utilisant une veine blanche naturelle de la pierre, d’un décor de deux singes assis et de deux chevaux, l’un maigre, l’autre gras, dont la signification peut se traduire ainsi : « l’embonpoint ou la maigreur du lettré fonctionnaire dépendent de sa perversion ou de son honnêteté : s’il maigrit alors que le pays s’enrichit, il est honnête ; s’il s’engraisse alors que le pays s’appauvrit, il est malhonnête et mérite l’opprobre ».
L’association avec les singes est inhabituelle. Au revers, un petit oiseau finement sculpté en très léger relief dans une veine ocre clair.
Très bien évidée
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]]>Tabatière en néphrite
Chine, 1736-1795
H. 5,8 cm
Tabatière en néphrite rousse de forme rectangulaire aux épaules arrondies. La pierre a été chauffée pour obtenir cette couleur rousse et un aspect mat, technique utilisée en Chine au 18ème siècle sur la néphrite. Elle est sculptée en très léger relief d’une bande centrale de dragons dits kui dans le style archaïque chinois très apprécié sous le règne de Qianlong. Très bien évidée, elle repose sur pied ovale
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]]>Tabatière en émail sur cuivre
Chine, Canton, 1723-1750
H. 7,5 cm
Tabatière de forme allongée et aplatie émaillée d’un décor polychrome sur cuivre montrant deux dragons à quatre griffes à la poursuite de la perle sacrée parmi des nuages stylisés sur un fond bleu.
Marque « à la fleur » émaillée en bleu sous le pied. Ce type de marque est caractéristique des tabatières émaillées de la première partie du XVIIIème siècle
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]]>Tabatière en porcelaine bleu et rouge
Chine, époque Daoguang, 1820-1850
H. 5,5 cm
Tabatière en porcelaine bleu et rouge sous couverte à décor de trois crabes et d’une gerbe de millet sur une face et d’un couple de pies perché sur les branches d’un saule sur l’autre. Les épaules sont moulées et émaillées en rose et vert de masques de chiens de Fô et anneaux.
La base porte une inscription : « Élégamment fait comme une pierre de rêve ».
Le mot chinois pour « crabe (蟹) » et le mot chinois pour « harmonie (协) » se prononce « xie ». Le crabe est donc souvent utilisé comme symbole exprimant un désir de paix, de quiétude
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]]>Les tabatières Chinoises
Il s’agit de petits flacons que l’on ferme avec un bouchon auquel est attachée une fine pelle en ivoire, servant à ramasser le tabac. Ces objets sont apparus sous la dynastie Qing. En verre, en porcelaine ou en pierre, les tabatières ont été déclinées dans tous les matériaux possibles et sont devenus de véritables objets d’art. Nous vous présentons un petit historique de leurs origines.
La production des tabatières en Chine est liée au développement de la consommation du tabac après l’arrivée au pouvoir des conquérants Mandchous qui instaurent une nouvelle dynastie en 1644: les Qing.
Le tabac est alors utilisé sous forme de poudre que l’on prise, comme en Europe, ce qui nécessite une conservation parfaite dans des réceptacles propres à l’isoler de l’humidité du climat chinois, tout en étant facilement transportable.
Si la forme de la tabatière dérive de fioles à médicaments traditionnelles, elle s’en distingue immédiatement par un plus grand raffinement, une préciosité dans le choix des matériaux et une plus grande qualité d’exécution. En effet, la prise demeure initialement un plaisir destiné à l’élite: indépendamment de l’empereur et de la Cour, hauts fonctionnaires, militaires et lettrés s’y adonnent. Priser correspond à un statut social et la tabatière, si elle est bien un objet fonctionnel, doit aussi être représentative de la personne qui la possède ou l’utilise. Elle devient très vite un objet d’art auquel toutes les principales techniques décoratives seront appliquées durant plus de deux siècles.
Le règne de l’empereur Kangxi (1662-1722) et celui de Yongzheng (1723-1735) sont la genèse de la tabatière, les premiers exemples sortiront des ateliers impériaux de Pékin: ces flacons en verre coloré, en émail sur cuivre ou en jade sont aujourd’hui rarissimes.
En 1736, Qianlong monte sur le trône. Il va régner durant soixante ans. Cette période sera l’apogée artistique de la fabrication de tabatières. Une prodigieuse diversité de matières stimule alors artistes et artisans, des créateurs toujours anonymes.
Après le verre, l’émail et le jade, les artistes utilisent désormais également l’agate, le lapis-lazuli, les cristaux de roche, le cloisonné, les pierres diverses, la porcelaine et les matières d’origine animale ou végétale (ivoire, corail, ambre, nacre ou laque).
Traditionnellement offerte par l’empereur comme cadeau impérial, la tabatière fait l’objet d’une importante production des ateliers de Pékin au coeur de la Cité Interdite. Dans le même temps, des centres de fabrication privés oeuvrent pour des classes sociales spécifiques, notamment érudites et lettrées. Certains de ces ateliers ancestraux seront à l’origine de véritables chefs d’oeuvre. Par exemple, les tabatières dites de l’école de Suzhou, du nom de cette ville chinoise célèbre pour ses créations en jade et en agate, s’imposent aujourd’hui comme les plus recherchées. Les tabatières de cette école présentent une exceptionnelle qualité d’exécution mais surtout une véritable ingéniosité: le créateur tire parti de la pierre, de ses inclusions transparentes ou sombres, dans le but de faire apparaître un décor tourbillonnant, plein de modelé, où finalement la main de l’artiste s’efface pour laisser place à la magie de la matière.
Au cours du XIXe siècle, si la production impériale s’essouffle faute de réel mécénat elle s’accompagne toutefois d’une démocratisation de la prise qui provoque dans tout l’empire un véritable engouement pour la tabatière, déjà devenue objet de collection. Si la qualité s’en ressent parfois, la créativité persiste et ce jusqu’au début du XXe siècle.
Le déclin de la tabatière coïncide avec celui de la dynastie Qing et son dernier empereur Puyi.
Longtemps resté confidentiel (les premiers ouvrages sur le sujet datent des années 1960) le domaine de la tabatière chinoise se révèle aujourd’hui comme une synthèse de toute la richesse artistique déployée en Chine de la fin du XVIIe au début du XXe siècle.
Les grands amateurs européens d’art chinois ayant constitué leurs collections à partir de la seconde moitié du XIXe siècle avaient déjà pressenti l’intérêt de ces objets et les tabatières sont rarement absentes de leurs collections. Nous les retrouvons par exemple au musée Guimet (Collection Emile Guimet et Ernest Grandidier), à la fondation Baur, au Musées Royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles (collection Edmond Michotte), ou au Victoria & Albert Museum (Collection Salting).
Enfin, les tabatières furent parfois l’objet d’étonnantes reconversions opérées par des artisans ou joailliers prestigieux: elles se transformèrent en briquets, flacons à parfum, ou boîtes à message, signées des maisons Fabergé, Cartier ou Maquet.
Tel: 00 33 (0)6 80 88 57 19
E-mail : laurence.souksi@wanadoo.fr
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